*; Vérité de merde... Ça me passe par-dessus la défonce .

*; Vérité de merde... Ça me passe par-dessus la défonce .
« Choisir la vie, choisir un boulot, choisir une carrière, choisir une famille, choisir une putain de télé à la con, choisir des machines à laver, des bagnoles, des platines laser, des ouvres boites électroniques. Choisir la santé, un faible taux de cholestérol et une bonne mutuelle, choisir les prêts à taux fixes, choisir son petit pavillon, choisir ses amis. Choisir son survet' et le sac qui va avec, choisir son canapé avec les deux fauteuils, le tout à crédit avec un choix de tissu de merde, choisir de bricoler le dimanche matin en s'interrogeant sur le sens de sa vie choisir de s'affaler sur ce putain de canapé et se lobotomiser au jeux télé en se bourrant de McDo. Choisir de pourrir à l'hospice et de finir en se pissant dessus dans la misère en réalisant qu'on fait honte aux enfants niqués de la tête qu'on a pondu pour qu'ils prennent le relais.
Choisir son avenir, choisir la vie. Pourquoi je ferais une chose pareille ? J'ai choisi de pas choisir la vie, j'ai choisi autre chose. Les raisons ? Y'a pas de raison. On n'a pas besoin de raison quand on a l'héroïne. »

_____________________________________________________________________________Trainspotting



____Rien ne va plus. C'est la chute libre. A vrai dire, je ne comprend même plus ce qui m'arrive. Quand on ne sait pas ce qu'on veut, on finit par se retrouver avec des tas de trucs qu'on veut pas. Et on ne peut plus s'en débarrasser. Ils vous persécutent, ils vous harcèlent et vous rongent de l'intérieur. Peut-être que l'amélioration de soi n'est pas la réponse. Peut-être la réponse, c'est l'auto-destruction. Et quand on en arrive a penser ca, vous vous rendez compte que ce n'est qu'un rêve, une projection. C'est un symptôme de dissociation mentale. Un état de fugue psychique. Et vous en déduisez que le destin n'existe pas, qu'il n'y a que des choix. Certains choix sont facile à faire, d'autres pas. Certains sont de la plus hautes importance car ils nous définissent en tant qu'individu. Et il n'y a que ca qui compte. Ouvrez les yeux. Regardez autour de vous. Le monde change. La musique change. Les drogues changent. Même les hommes et les femmes changent. Dans 1000 ans, il n'y aura ni mec, ni nana. Que des branleurs. La vie est rasoir et inutile. Au départ, on est plein de rêves extraordinaires et puis on se retrouve assis dessus. On se rend compte qu'on va tous y passer sans avoir vraiment trouvé les bonnes réponses. On prend au sérieux toutes les théories à cent litres de salive à l'heure et, en fait, c'est nos propre vies qu'ils nous servent mais sous d'autres formes. Et jamais ils nous ont musclés les pattes avec des trucs cohérents sur les vraies grandes choses. En deux mots, ta vie est courte, décevante et ensuite tu meurs. On occupe nos vies avec de la merde, comme les carrières et les relations, pour nous faire croire que tout n'est pas totalement inutile. Et peu importe qui vous êtes, peu importe la façon dont vous vivez, peu importe ce que vous possédez, vous rêvez toujours d'autre chose. Tout s'achète : l'amour, l'art, la planète Terre, vous, moi... Surtout moi. L'homme est un produit comme les autres. Avec une date limite de vente. Les choses qu'on possède finissent par nous posséder. Mais il ne faut pas en arriver là. Il y a un adage qui dit qu'on fait toujours du mal à ceux qu'on aime mais il oublie de dire qu'on aime ceux qui nous font du mal. C'est ce que j'aime appeler le silence d'après. On en finit par ne plus parler, ne plus manger, ne plus dormir. Avec l'insomnie, plus rien n'est réel, tout devient lointain. Tout est une copie, d'une copie, d'une copie... Et quand on souffre d'insomnies, on n'est jamais vraiment endormi et on n'est jamais vraiment éveillé. Félicitations tu vas bientôt toucher le fond, c'est bien.
Photo © Lulla Inc
Theme musical : Coma White - Marilyn Manson.

# Posté le mardi 06 octobre 2009 13:29

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 14:36